La découverte du nord iranien

Posted: June 3rd, 2009 | Author: Alex | Filed under: 03 - Iran | | Comments Off

Par contraste avec le turc, le poste frontière iranien paraissait très élégant avec ses allures de caravansérail. A l’intérieur, des sortes de voutes en arc brisé surprennent agréablement. Des hommes vous y attendent en y prenant le thé. Tour à tour, trois fonctionnaires vous tamponnent passeport et carnet de passage, et vous invitent à vous joindre à eux pour le thé. Invitation que j’ai malheureusement dû décliner faute de temps.

Les premiers kilomètres sont assez étonnants. Les vertes prairies ont disparu pour laisser place à des longues étendues de terres arides. Aussi, le parc automobile a totalement changé. Ici, ce n’est plus Renault qui domine mais Peugeot (notez le soupçon de chauvinisme de cette phrase…). Je croise ainsi par centaines des Peugeot 405 rebadgées Pars ou Roa, ainsi que des 206 flanquées d’un coffre (ce qui lui donne des airs étranges de petites 607).

Pour mon orientation, j’ai rencontré quelques difficultés avec les panneaux en persan. Heureusement, nombre d’entre eux offrent une traduction anglaise mais l’adaptation a été un peu plus difficile à comprendre qu’espéré. L’anglais que j’espérai assez usité s’est fait très rare. Cette absence était toutefois bien suppléée par la mythique gentillesse et l’hospitalité des Iraniens. Ainsi, dans la première grande ville que je croisai après la frontière, Uromiyeh, des conducteurs auxquels j’avais réussi à faire comprendre que je souhaitais me rendre à Tabriz, me conduisirent jusqu’à la sortie de la ville pour s’assurer que je ne me trompe pas de carrefour.

2009_04_30 Tabriz-001.jpg J’arrivai à Tabriz un jeudi soir. Le lendemain, tout était fermé, vendredi oblige. Je pris alors l’option d’aller passer l’après-midi dans un de ces fameux parcs iraniens où les locaux viennent se rafraichir et profiter des séduisantes compositions florales et autres jeux d’eau. Dans le bus, 4 jeunes iraniens m’abordèrent et m’invitèrent à me joindre à eux pour l’après-midi. Après une petite ballade autour de l’étang artificiel du parc d’Elgoli, ils m’invitèrent à déjeuner et partager le narghilé avec eux. Nos premières conversations furent très politiques et je fus bombardé de questions : que pensent les français de l’Iran, d’Ahmadinedjad, d’Israël, de l’autonomie du Kurdistan, des Turcs, des joueurs de foot iraniens, etc. Toute l’après-midi, je n’ai pas pu sortir un centime de ma poche. Déjeuner, glace, thé, tout m’était offert par ces jeunes iraniens fiers et heureux de partager un moment avec un jeune étranger qui démontrait, je pense, un intérêt et une grande curiosité pour leur pays et leurs peuples.

2009_04_30 Tabriz-003.jpg Le lendemain, je me rendis au centre d’information touristique tenu selon mon Lonely par un très serviable polyglotte nommé Nasser. Lors de mon arrivée, l’homme, la cinquantaine, des cheveux blancs grisonnants au-dessus d’un visage effacé par des yeux bleu pétillant, discutait avec un jeune Grec, Antony. Le visage de ce dernier m’était étrangement familier. Le hasard avait voulu que j’eusse entraperçu ce garçon juste après le frontière turco-iranienne. Alors qu’il remontait dans le car qui le transportait entre Salinurfa en Turquie et Tabriz, il m’avait pris en photo avec ma moto et notre échange s’était arrêté là. Il était marrant de se retrouver ainsi grâce à la magie du Lonely. Lui et moi avions besoin de changer un peu d’argent et Nasser était vivement recommandé pour assister dans la délicate opération. Le taux du marché noir dans le magnifique bazar de Tabriz est bien plus intéressant que celui offert par les banques nationales mais peut se transformer en une partie de casino si on tombe sur les mauvaises personnes. Et nous voilà suivant le fameux Nasser dans le dédale de ruelles du bazar. Il nous conduisit dans une petite boutique remplies d’hommes, dégustant le thé autour d’un bureau, d’un imposant coffre fort et d’une machine à compter les billets. Grâce au taux de change (1 euros = 13.500 IR), j’allais me retrouver multimillionnaire… Naturellement, j’ai pris mon air le plus décontracté quand on me tendit toutes ces liasses. Ici, chacun semble savoir compter ces paquets de billets avec à une étonnante agilité mais surtout aime à le faire tranquillement en public sans aucune discrétion. Me voilà donc à recompter ma centaine de billets, un par un, calmement, sereinement, alors que le pauvre Antony paraissait totalement paniqué avec tous ces morceaux de papier qui pour l’instant, n’avaient pas beaucoup de sens pour nous. Une fois cette délicate opération terminée, on put entamer la visite du somptueux bazar de Tabriz avec ces 35 km de galeries de briques voutées éclairées grâce aux puits de lumière qui parsèment son plafond. Plusieurs commerçants nous interpellaient gentiment pour visiter leur boutique et nous souhaiter la bienvenue en Iran. Tout le bazar est organisé en quartier. Comme espéré, celui des épices nous offrit un véritable festival de couleurs et une explosion de senteurs.

Plus tard, dans une de ces petites boutiques à jus de fruits, un jeune iranien, Navid, nous invita à s’assoir à sa table. Il était en pleine opération de reconquête d’une jeune et belle Iranienne à l’égard de laquelle je crus comprendre il avait fait preuve d’un peu d’égarement. Il espérait qu’en tant que citoyens des deux grandes nations de l’art de la séduction, Antony et moi puissions l’aider dans cette tâche. Et c’est comme ça que nous sous sommes retrouvés dans une petite soirée barbecue en dehors de la ville à déguster vodka et whisky – en tout modération – dans ce pays où l’alcool est bien évidement interdit. Le père de Navid possédait un petit pavillon à 20 minutes des portes de Tabriz, dans un quartier où les Tabriziote qui en ont les moyens achètent un petit lopin de terre, entouré de murs, à l’abri desquels ils s’échappent du contrôle des autorités et essaient de vivre comme à l’époque du Schah, avant la révolution. Les amis de Navid, de jeunes Iraniens, tous étudiants, nous ont parlé de leur amour pour leur pays, de leur volonté de changement, de leur méfiance à l’égard du gouvernement. Selon eux, les mollahs jouent avec la population comme avec un ballon. Ils la pressent et juste avant qu’elle éclate, relâchent la pression. Ce mouvement de va-et-vient en était en cette période d’élection à une phase de relatif laxisme mais ils craignaient qu’après ces élections, dont ils n’attendent rien ou si peu, les comportement se durcissent à nouveau. Passionnante soirée.

2009_04_30 Tabriz-008.jpg Le lendemain, Navid et un de ses amis, Azimi, nous firent visiter le site de Kandovan, sorte de Cappadoce en miniature à 40 km de Tabriz. Le soir, nous étions de nouveau invités à dîner en famille chez les parents de Navid qui habitent un magnifique appartement dans le quartier huppé de Tabriz. Avant de nous quitter, nous portâmes un dernier toast avec nos verres remplis de vin de Shiraz à l’espoir de voir un jour l’Iran libérée des mollahs.

Après un dernier petit-déjeuner dans une petite échoppe au bord du bazar avec Antony – un délicieux bol de fromage blanc avec des noix et du miel – je repris la route en direction de la mer Caspienne. Après deux jours de route à traverser la chaîne de montagnes du mont Sabaland, j’atteins la ville d’Astara au bord de la mer Caspienne, point de passage vers l’Azerbaïdjan. Continuant vers le sud, la route était bordée à l’ouest par d’immenses rizières s’étendant jusqu’aux premiers reliefs des montagnes de la chaîne de l’Alborz. J’étais bien loin de l’image classique de l’Iran désertique.

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2009_05_03 NordIran-009.jpg Après 100 km, je lâchais la côte pour prendre route vers Khal Khal, magnifique route de côte qui par une suite infinie de lacets à travers une épaisse végétation verdoyante grimpe rapidement à plus de 2.000 mètres d’altitude. Là haut, la route traverse des hauts-plateaux en caressant les parois des sommets encore enneigés. Un vent violent vient perturber mes trajectoires et m’offre quelques frayeurs. Sa violence a d’ailleurs causé la première chute de la moto. Posée sur sa béquille alors que je m’étais arrêté pour prendre une photo, le vent la souleva, causant le repli de la béquille et la chute de la moto et de ses 300 kilos… Non sans mal, je pus la remettre droite et constater que ses protections avaient bien joué leur rôle. Seule la manette d’embrayage avait souffert en se brisant à son extrémité, sans que par chance, cela vienne gêner la conduite.

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2009_05_03 NordIran-013-2.jpg Après le village de Diz, la route se découvre de tout bitume et continue vers Masuleh à travers de somptueux paysages montagneux. Arrivé juste avant la nuit au sommet du village, je fis la rencontre d’un vieille homme, dont la vieillesse et le dur labeur avaient probablement volé une bonne poignée de centimètres. Ce dernier me proposa le logis contre 50.000 rials. La chambre était simple, avec pour toute fourniture un matelas à même le sol. Je vous épargne la description des lieux d’aisance au sous-sol. Malgré tout, j’y étais confortablement installé et le tout avait un certain charme, surtout dans ce village de Masuleh et son cadre enchanteur. Ce petit hameau à flanc de montagne de plus de 1000 ans d’histoire s’élève violemment avec ses maisons couleur crème bâties les unes au dessus des autres. Cela est si vrai que le toit d’une maison est le plus souvent la terrasse d’une autre et c’est ainsi jusqu’au dernier étage du village.

Au cours de la soirée, le village s’était progressivement vidé, laissant ses petites ruelles vierges de monde. Seule une boutique avait gardé le rideau ouvert et un public attentif s’était amassé autour. En approchant, j’entre aperçu entre les têtes le visage d’un homme illuminé par les flammes chatoyantes d’un four. Il s’agissait du boulanger qui faisait là sa dernière fournée pour le village. La quarantaine bien tassée, une épaisse chevelure grisonnante coiffée en arrière et blanchie par la farine, le visage marqué par des années de dur travail, il préparait des centaines de nun, sorte de pain très fin, cuit contre la paroi d’un four circulaire. Avec beaucoup d’énergie, il prenait une à une les petites boules de pâte préparées par son assistant, les pétrissait et les étirait sur une sorte de petit bouclier en bois, à l’aide duquel il projetait cette fine pâte contre les parois de son four brûlant devant lui. Les clients jetaient leurs billets sur une balance et repartaient avec des piles de nun. C’était un charmant spectacle.

Le lendemain, après avoir fait la grève de la douche – si vous avez bien suivi, vous aurez compris pourquoi… – , je pris la route en direction de Qazvin. Arrivé en ville, la route de mon hôtel était interdite à la circulation. Devant mon obstination à ne pas vouloir comprendre le trajet de contournement, le policier en poste me laissa finalement passer. Alors que je posai mon sac devant la réception de l’hôtel, je fus interpellé par un homme portant une veste beige au-dessus d’une chemise blanche entrouverte sur un torse velu. Le visage crasseux, les yeux tombant, la barbe mal rasé, il avait tout sauf l’air d’un agent de police. Pourtant, c’est qu’il prétendait être quand il me demanda mon passeport. Incrédule, j’insistai pour voir sa carte. Il me montra alors son talkie-walkie. Bêtement je l’avoue, je pris le téléphone posé sur le comptoir de la réception et lui montra que moi aussi j’avais un outil de communication et cela ne faisait pas de moi un flic. Et c’est là qu’il me montra, agacé, le pistolet qu’il portait à la ceinture. Je consentis alors, non sans une certaine aigreur, à lui montrer mon passeport dont il commença l’examen. « Tourist ? » me demanda-t-il, toujours à l’évidence agacé par mon manque de coopération. J’acquiesçai, quelque peu frustré de la situation. Une fois l’examen terminé, il me demanda d’ouvrir mon sac. En découvrant mon matériel photographique, il me jeta un regard noir. « Journalist ?!? » s’exclama-t-il. « Na, na, tourist, tourist ! » dit le jeune manager de l’hôtel qui avait assisté à toute la scène. Le flic s’en prit alors à lui en lui parlant violemment en persan. Se retournant vers moi, il me reposa la question, calmement cette fois : « journalist ? ». « No, tourist » lui répondis-je, prenant conscience que cette histoire pouvait possiblement mal tourner. Sans savoir s’il me croyait ou non, il me fit signe d’aller m’assoir sur l’un des canapés de la réception et m’ordonna de l’y attendre. Avec son talkie-walkie, il appela un de ses jeunes collègues qui eut pour mission de s’assurer que je ne disparaisse pas.

Dix minutes plus tard, je compris enfin la raison de toute cette méfiance. Alors que j’étais toujours assigné à résidence sur le canapé de la réception, je vis la rue en face de l’hôtel se remplir de manifestants. Ils étaient de tous âges et étaient venus soutenir le président-candidat Ahmadinedjad qui était en ville pour un meeting de campagne. Ce dernier apparu devant l’hôtel à travers le toit ouvrant d’un imposant 4×4 qui remontait péniblement la rue de l’hôtel envahie par ses partisans. Il avait l’air ridiculement petit autour de ses gardes du corps accrochés tout autour de l’imposant 4×4. Après le passage présidentiel, je fus enfin « relâché » après une courte interview avec le supérieur du premier flic qui avait l’intelligence de parler anglais et qui s’excusa de l’incident. Ces deux agents de police étaient en réalité des agents de la police spéciale en charge de la sécurité du président, d’où la réaction du premier quand il me vit arriver quelques minutes avant le passage du président.

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Après une petite douche bien méritée, je suis parti à la découverte de la ville de Qazvin. Assez agréable avait ses larges rues boisées, la ville semblait vivre à rythme tranquille. Beaucoup de jeunes parcouraient les rues, me rappelant les propos du fameux Nasser qui m’avait expliqué qu’en Iran, 70% de la population a moins de 30 ans. Après avoir jeté un coup d’œil aux différents sites mentionnés par le Lonely (dont un joli petit palais du Shah Tahmasp et quelques mosquées), je partis au sud de la ville m’offrir un petit tour dans un vieux hammam. Le hammam Safa était le plus vieux de la ville avec son sol en marbre et ses magnifiques petits dômes. Arrivé à l’heure du dîner, je me suis retrouvé seul dans cet espace tout enfumé. En me relaxant, je me disais que si le destin devait par malheur me condamner à faire fortune, je me consolerais en m’offrant un petit hammam dans ce genre là. Quel plaisir de déambuler dans ce lieu à l’apaisante blancheur, habillé en tenu d’Adam et enveloppé de toute cette vapeur.

Après un bref dîner, j’étais de retour à l’hôtel pour m’entretenir avec le manager sur la route pour rejoindre les fameux châteaux des assassins d’Alamut. Cachés entre les sommets des montagnes d’Alborz, ces forteresses ont été construites au XI ème siècle pour y cacher les mercenaires d’un certain Hasan-e-Sabbah. Perdus dans cette région isolée, il n’en reste aujourd’hui que des ruines éparpillées dans un paysage gigantesque et dramatique. La plus fameuse était proche du village de Gazor Khan, qui selon le manager, était à une heure de route. Du moins, c’est ce que j’avais compris…

Le lendemain, la matinée fut consacrée à mettre un jour un site internet qui ne cessait de prendre de plus en plus de retard… De nouveau à l’hôtel, je rencontre à la réception un irlandais en sac à dos, Terry, la quarantaine et pas un cheveu sur le caillou, qui était arrivé à l’hôtel avec l’espoir d’y trouver une chambre. Malheureusement pour lui, le manager lui avait annoncé que l’hôtel était plein, comme tous les autres hôtels de la ville, envahis par une cohorte d’étudiants venus passer un examen d’entrée à l’université de Qazvin. J’ai alors annoncé au manager que je ne comptais pas dormir ce soir à l’hôtel et que Terry pouvait récupérer ma chambre. Soulagé, le vieux Terry me proposa d’aller déjeuner. On s’échangea quelques adresses, lui allant au nord vers la Turquie et moi, prévoyant d’aller visiter le sud de l’Iran d’où il revenait.

Vers 15h, j’étais enfin en route pour le village de Gazor Khan. La route s’est révélée aussi sportive que magnifique, avec près de 3000 m de dénivelé ascensionnel, et 2000 m de descente sur une distance d’à peine plus de 100 km de virages (jetez un coup d’œil au graphe de la route aller retour). Les iraniens s’y attaquent au volant de leur paykan chargées avec toute leur famille et il n’est pas rare d’en voir au bord de la route le capot ouvert tentant une réparation de fortune. A ma grande surprise, au bout d’un peu plus d’une heure, j’avais à peine parcouru la moitié du chemin. Avec tous ces enchaînements de lacets qui serpentent à flanc de montagnes, il m’était difficile de dépasser les 50 km/h. Arrivé enfin au village de Gazor Khan, je tombai sur un groupe de 5 jeunes iraniens de Téhéran qui cherchaient comme moi les fameuses ruines. Des locaux nous expliquèrent que nous étions déjà passés devant en montant au village. En effet, 100 m en contre-bas du village, on pouvait apercevoir 4 ou 5 gros cailloux en haut d’un petit sommet, censés être les restes d’une forteresse. Un peu déçu de la découverte, je commençai à réaliser que je n’allais pas pouvoir rejoindre Téhéran ce soir comme je l’avais prévu, l’heure de route annoncée par le manager s’étant révélée être plus proche des 3 heures. Il était déjà 18h30 et le soleil commençait déjà à montrer des signes de fatigue. Je devais retourner à Qazvin par la même route et je n’étais pas très emballé à l’idée de la faire de nuit. Cela me servit d’excuse pour m’épargner les 95 marches vers les ruines et repartir tout de suite.

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Avec la lumière du couchant, le paysage était vraiment somptueux. Bob Sinclar dans les oreilles, je tenais un bon rythme et prenais beaucoup de plaisir en enchaînant tous ces virages. En sortant d’une épingle, j’aperçus une voiture encastrée contre la paroi avec son conducteur couché sur son volant. Je m’empressai de m’arrêter et accourus vers lui. Il allait bien et me sourit en me voyant courir vers lui dans mon habit d’astronaute. L’accident avait semble-t-il eu lieu quelques minutes avant que j’arrive. Sa voiture avait perdu sa roue arrière gauche en plein virage et il avait eu le bon réflexe de terminer sa course dans le bas côté, évitant ainsi de tomber dans le fossé, de l’autre côté de la route. Sacré conducteur ces iraniens.

En approchant de Qazvin, je réalisais que je n’allais pas pouvoir trouver de chambre d’hôtel en raison de ce fameux examen. Je suis donc retourné à mon hôtel, toquer à la porte de mon ancienne chambre pour demander à Terry s’il pouvait m’héberger. « Off course, no prob buddy ».

Le lendemain, après une nuit dans mon sac de couchage au pied du lit de Terry, je partis en direction de Téhéran.

A suivre…


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