Retour à la maison en Ouzbékistan

Posted: July 17th, 2009 | Author: Alex | Filed under: 05 - Ouzbékistan | | Comments Off

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Cela faisait près de deux mois que je me préoccupais chaque jour de mon agenda et de mon itinéraire, calculant les étapes, m’organisant les visites, trouvant où dormir, où manger,… Depuis le départ, d’innombrables arbitrages, plus ou moins heureux, avaient jusqu’alors remplit mon quotidien. Et là, soudainement, je me retrouvais pris en charge. Telle une frêle petite feuille sur un cours d’eau, je n’avais plus qu’à me laisser porter de site de site et écouter les riches explications de notre charmante guide qui savait nous concocter un programme adapté aux attentes de notre petit groupe familiale ainsi réuni en Asie Centrale. La seule contrainte, s’il fallait en trouver une, peut être serait-elle d’avoir à accommoder son appétit avec le planning des visites mais nous – surtout mon père et moi d’ailleurs – savions faire preuve d’une certaine flexibilité à cet égard…

 

À Boukhara, oasis perdue dans le désert de Kyzylkoum où nous déambulâmes en famille pendant deux jours de douce oisiveté, je retrouvai par hasard Vitaly, croisé à Ashghabat 4 jours plutôt. Il se joint à nous pour diner sur la charmante place de Lyab-i-Haouz, construite autour de son petit bassin à l’ombre de mûriers centenaires, qui vous transporte deux cents ans en arrière et offre un cadre parfait pour se relaxer autour d’un thé en fin de journée.

 

Stitched Panorama

 

Deux jours plus tard, nous partîmes pour Samarcande, l’une des villes les plus anciennes d’Asie Centrale, au carrefour des routes de la Soie vers la Chine, l’Inde et la Perse. Rayée de la carte par Gengis Khan en 1220, elle avait retrouvé son éclat sous les Timourides et offre aujourd’hui à ses visiteurs un spectacle grandiose avec la centaine de coupoles et minarets de ses sublimes madrasas. À elle seule, la place du Registan, avec sa profusion de faïence et de mosaïque bleue, aurait suffit à justifier le prestige dont jouit la ville dans toutes les légendes de la route de la Soie.

 

Finalement, ces cinq jours avec mes parents m’avaient offert comme un bref retour à la maison. Ma mère était toujours aussi attentive à ma santé et continuait à avoir des problèmes informatiques et mon père aimait toujours autant lier découvertes historiques et gastronomiques.

 

Un matin, ils partirent pour Tashkent et je restai là deux jours de plus, quelque peu contraint par mon estomac qui, probablement trompé par le confort du cocon familiale qui m’avait entouré pendant ces quelques jours, avait relâché sa garde… J’en profitai alors pour travailler mon itinéraire et m’organiser un petit trekking dans les Fansky Gory, de l’autre côté de la frontière, au Tadjikistan….

 

A suivre…

 


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